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La Gauche Moderne veut adapter à notre époque les aspirations, les préoccupations et les objectifs qui ont fait la gauche depuis deux siècles.
La Gauche Moderne tiendra les 29 et 30 novembre prochain, à Suresnes dans la banlieue parisienne, son Congrès fondateur. Nous invitons tous ceux qui veulent construire ce nouveau parti à participer aux discussions qui se dérouleront dans nos fédérations pour affirmer nos valeurs, fixer nos objectifs, formuler nos propositions et donner corps à notre projet. Nous invitons ceux qui sont en sympathie avec nos idées à nous rejoindre à cette occasion et à venir participer à notre combat pour la réforme juste, qui s’incarne aujourd’hui dans la Majorité présidentielle.
Pour lancer la réflexion et les débats internes, pour tracer les premières orientations qui pourraient être les nôtres, notre Rencontre nationale de Mulhouse, le 20 septembre, à adopté un texte « d’Appel au Congrès » qui sera une première base pour engager les débats et le rassemblement.

La voie de l’intelligence, de la responsabilité et de la volonté c’est celle qu’il nous faut définir.

Jean-Marie Bockel, discours de Mulhouse 20 septembre 2008

 


Nous vivons l’époque de la globalisation de la production, de la consommation et de la communication. Cette mondialisation, qui s’impose à nous, fait de la terre le village global où les humains peuvent rêver de se comprendre mieux, mais elle échappe bien souvent à la volonté démocratique. Si nous devons nous protéger des menaces, corriger les dérives qu’elle provoque, comme la financiarisation extrême de l’économie, dont les excès sont sous nos yeux, nous devons savoir saisir les opportunités de développement qu’elle offre à la société, les possibilités d’épanouissement qu’elle apporte aux individus.
Nous favoriserons toutes les coopérations internationales pour réduire les inégalités, protéger les ressources naturelles et faire vivre le développement durable. Ainsi nous nous protégerons des menaces et des dérives que la mondialisation véhicule. Au plan national, nous voulons sortir la France des systèmes ankylosés, dont plus personne ne sait à quoi ni qui ils servent, mais dont tous ressentent combien ils coûtent. Pour cela, nous voulons réformer l’intervention et le fonctionnement d’un Etat, dont nous réaffirmons le rôle majeur mais qui doit se repositionner sur ses missions essentielles : Education, sécurité, justice, santé, protection sociale, savoir prendre des initiatives dans les situations d’urgences.
L’éducation, parce qu’elle est à la fois la meilleure arme qui puisse être fournie aux individus dans le monde changeant d’aujourd’hui est la meilleure garantie de com pétitivité de nos économies. Elle doit devenir plus égalitaire et plus performante, élever le niveau de tous, y compris des meilleurs, et s’affirmer comme le moyen le plus efficace de parvenir à une réelle égalité des chances. La sécurité, qui est un droit pour chaque citoyen et qui exige politique de prévention, fermeté dans la sanction, aide à la réinsertion.
La protection sociale, qui doit bénéficier à tous, sans excéder les moyens disponibles, ce qui exigera rigueur de la gestion, responsabilisation des acteurs, et proportionnalité dans les contributions. La puissance publique doit agir par l’incitation et le contrat, plus que par la réglementation et doit limiter ses dépenses de fonctionnement, pour réduire les déficits et retrouver ainsi des capacités d’action et d’investissement, notamment pour la recherche et dans le domaine social. L’Etat doit tendre vers un allègement des prélèvements, avec la volonté de simplifier la fiscalité et de la rendre plus équitable en faisant en sorte que les plus aisés participent proportionnellement davantage qu’aujourd’hui à l’effort commun. Par souci de justice sociale nous avons la volonté de simplifier la fiscalité et de la rendre plus équitable, notamment par l’instauration d’une flax-tax.
Profondément décentralisateurs, nous voulons rationaliser les niveaux administratifs en répartissant les compétences de manière bien définie et en les dotant de ressources financières propres et suffisantes à leur autonomie. Au plus près des initiatives et des besoins, nous favoriserons l’intervention des acteurs locaux et associatifs.
La libération des énergies, l’initiative et la concurrence nous donneront les moyens de la solidarité et du progrès social.
Nous voulons concilier liberté et solidarité : agir pour les plus fragiles, garantir à chacun le droit à un suivi professionnel, social et sanitaire, en refusant les mécanismes globaux d’assistance qui pénalisent trop souvent l’initiative et la compétitivité. Nous refusons les privilèges, les statuts rigides mais aussi l’égalitarisme formel où les systèmes de redistribution ratent leurs objectifs faute d’être ciblés.
Pour promouvoir l’égalité réelle et donner à chacun sa chance au départ, l’éducation et la formation, le soutien aux initiatives, l’incitation à l’emploi doivent faire vivre le principe d’équité et corriger les inégalités et les dicriminations.
Nous nous engageons à promouvoir une économie réelle qui allie l’efficacité et la justice. Nous visons le plein emploi. Pour l’atteindre, au-delà d’une politique de croissance durable, nous privilégierons le soutien aux individus notamment par la formation tout au long de la vie, l’incitation à la responsabilité et à la mobilité professionnelle, la combinaison de la fluidité et de la sécurité, l’assouplissement négocié du droit du travail, la conditionnalité des aides et des prestations. Pour un développement solidaire du monde, nous nous engageons à accompagner le développement pour l’union de la Méditérranée. Une politique de coopération libérée de toutes ses pesanteurs apparait comme indispensable. La garantie des Droits de l’Homme sera érigée en exigence, une politique active de lutte contre le terrorisme et les fondamentalismes, une politique d’immigration concertée, pour un monde que nous voulons plus sûr. La puissance publique doit privilégier le contrat à la loi, l’incitation à la contrainte. La réduction des déficits permettra de retrouver les capacités d’action et d’investissement en faveur de la recherche et de l’intelligence. Dans l’Union européenne nous mettons l’espoir qu’elle soit l’outil privilégié qui permettra de peser pour la réalisation d’une meilleure gouvernance mondiale et d’un développement équilibré Les orientations que nous venons de présenter, et qui peuvent être qualifiées de sociales libérales, ont largement été adoptés par la plupart des partis sociaux démocrates d’Europe. En les développant, nous pourrons utilement agir pour la rénovation de la gauche, mais aussi contribuer à la poursuite et à l’approfondissement d’une politique de Réforme juste. Ils figureront au cœur du projet que notre Congrès de Suresnes élaborera, les 29 et 30 novembre prochains en fondant officiellement et démocratiquement le Parti de La Gauche Moderne.

Appel adopté lors des Rencontres Nationales de
Mulhouse, le 20 septembre 2008

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NEWSLETTER N° 9 - OCTOBRE 2008


Congrès National Fondateur

samedi 29 et dimanche 30 novembre 2008

à Suresnes (92)

 

A vos agendas…

Vie des Fédérations et des Régions

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Merci à la fédération LGM 68 pour son accueil et la qualité de l'organisation des Rencontres de Mulhouse du samedi 20 septembre 2008




Mardi 30 septembre Réunion publique LGM à Lille organisée par la Fédération
Nord Pas de Calais

Daniel BEAUSSAERT - Hubert TONDEUR - Jean Marie BOCKEL - Christian DEBEVE - Brigitte MAUROY

14 octobre 2008 : Christian DEBEVE poursuit son tour de France et se rendra en Languedoc Roussillon.

Agenda

Jean-Marie BOCKEL se rendra :

- 9 octobre 2008 à la Rochelle,
- 11 octobre 2008 à Colombey les 2 Eglises,
- 18 octobre 2008 à Brest,
- 19 octobre 2008 à Bordeaux,
- 25 octobre 2008 à Beaune.


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Newsletter N° 9

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Sommaire

Les groupes de travail pour préparer le Congrès

A vos agendas

Trois Questions à... Malika Gaulthié: conseillère municipale à Dijon

Retrouver la Newsletter précédente (n° 8)

Site Internet : www.lagauchemoderne.org




Les groupes de travail pour préparer le Congrès

Les deuxièmes rencontres nationales qui se sont tenues à Mulhouse, le 20 septembre dernier, autour du thème « La réforme économique, condition du progrès social » ont été une grande réussite.
Pour approfondir les débats que les différentes interventions de Mulhouse ont illustrés, et en vue de la prochaine étape, à savoir le congrès des 29 et 30 novembre prochains à Suresnes, je vous invite à rejoindre nos groupes de travail et de réflexion. Parmi les 26 groupes de travail qui ont été initiés (dont la liste est consultable ici), les réflexions et débats avancent sur de nombreux thèmes : la Culture ; la Francophonie, langue française, diversité culturelle, société de l'information et communication ; les droits de l'homme ; l'école ; l'égalité ; l'intégration ; le surendettement ; Europe, République et Modernité ; l'Europe et l'UPM ; habitat et logement ; la réforme des institutions ; l'Europe de la défense ; la flexsécurité ; l'Europe ; la laïcité ; la social-démocratie en Europe (recherche des synergies avec partis et syndicats européens proches de GM) ; la santé ; sur l'économie de la connaissance et pôle de compétences ; sur la finance. N’hésitez pas à nous solliciter (gauchemoderne.news@free.fr) pour être mis en relation avec ces groupes, ou pour créer votre groupe sur une thématique non encore abordée.
Je vous propose de profiter de l’outil informatique pour que nous engagions, dès à présent, ce débat, afin que vos propositions, pistes de réflexions, textes d’orientations, etc. puissent enrichir notre travail collectif, qui servira de base à notre congrès.
Ainsi, vous pouvez vous exprimer et réagir aux différents textes et commentaires qui seront soumis, sur la liste de débats Yahoo Groups de La Gauche Moderne. Ce lieu de débat interactif sera divisé en 26 thématiques qui correspondent aux groupes de travail proposés, afin de lancer effectivement notre réflexion par thèmes.

A vos claviers, bon travail !

Emmanuel DUPUY - emmanuel.dupuy@noos.fr
Animateur des groupes de travail


Nouvelle adresse du siège

La Gauche Moderne
89 Boulevard MAGENTA
75010 PARIS

Trois questions à…

Malika Gaulthié est conseillère municipale d’opposition à Dijon, sous l’étiquette La Gauche Moderne. Elle est par ailleurs Adjointe de Direction dans un établissement d’insertion professionnelle.

Lors de votre intervention remarquée aux Rencontres Nationales de Mulhouse, vous avez conclu votre propos en préférant au concept traditionnel d’ascenseur social celui plus dynamique et responsabilisant d’escalier social. Pourriez-vous expliciter votre vision ?

Malika Gauthié : Mon parcours personnel (j’ai grandi dans une cité d’urgence, ce qui m’a très tôt confrontée à la réalité sociale des travailleurs immigrés et des plus défavorisés) comme mon parcours professionnel (je travaille dans le secteur social et pour l’intégration depuis près de 20 ans) m’ont amenée à comprendre que la réussite ne vient jamais de l’assistanat. Chacun doit mériter, par son travail et ses efforts, son ascension sociale. Il ne faut pas croire que cela puisse tomber tout cuit dans l’assiette. L’assistance peut être un accélérateur, mais ne peut pas remplacer le moteur. C’est pour cela qu’il est vain d’attendre l’ascenseur social ; il faut au contraire enseigner et promouvoir l’idée que la réussite passe par l’escalier, c’est-à-dire exige une démarche volontaire, un effort.

Comment décliner ce principe sur le terrain ?


M. G. : Il faut sans doute réorganiser et simplifier toutes les structures d’intervention. Aujourd’hui, il y a un empilement de structures (commune, département, région, etc.) qui se concurrencent, qui rendent des services similaires à certaines catégories de personnes quand d’autres catégories ne reçoivent rien ou sont mal accompagnées. Cette redondance induit un saupoudrage des moyens financiers mais aussi présente à chaque personne plusieurs intervenants sociaux. Finalement, il faudrait presque découpler les structures qui fournissent les aides des sources de financement. Par ailleurs, la formation des éducateurs sociaux est un enjeu majeur. Pour réussir en tant qu’éducateur social, il faut à la fois bien comprendre les cultures auxquelles on est confronté, et promouvoir les réussites, encourager les initiatives, faciliter et accompagner l’insertion dans la société. La valorisation des réussites permet de rendre de la fierté et de l’espoir aux gens. Dans cette perspective, je salue la démarche de Nicolas Sarkozy qui a nommé Rachida Dati au Ministère de la Justice. Elle n’est pas là pour du faux, pour faire ‘diversité’. Elle est à la tête de l’un des plus gros ministères grâce à sa compétence, à son envie de réussir. Elle est un exemple, elle ne doit pas rester le seul exemple.

L’intégration des populations immigrées est l’une de vos compétences clés ; pouvez éclairer cette question ?


M. G. : D’abord, il faut bien comprendre que la population immigrée n’est pas un tout homogène. Prenons le cas des femmes : les nouvelles arrivantes, souvent issues du regroupement familial, souhaitent travailler quand leurs devancières restaient plus fréquemment à la maison. Souvent, elles n’ont jamais connu le marché du travail avant d’arriver chez nous. Il faut donc les aider à trouver un emploi, et continuer à les accompagner ensuite le temps qu’elles s’approprient ce nouvel environnement. Il en va de même pour l’école : les immigrés veulent que leurs enfants aillent à l’école, mais ils n’en connaissent pas vraiment le fonctionnement. C’est d’ailleurs un constat qui peut être élargi. Les nouveaux arrivants ne connaissent pas le fonctionnement de la société française, et il faudrait les former à leur arrivée pour qu’ils aient les repères et réflexes nécessaires à une bonne intégration. L’intégration réussit d’autant mieux que le pays d’accueil sait susciter une fierté d’appartenir à ce nouveau pays. C’est un point sur lequel la France a vraiment du travail !

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La Gauche Moderne offre à chacun la possibilité d’exprimer ses talents, alors n’hésitez pas à nous rejoindre, en participant au développement des fédérations, en rejoignant nos groupes de travail et de réflexion.

N’hésitez pas à faire circuler cette lettre, envoyez la à vos connaissances, et retrouvez nous sur www.lagauchemoderne.org.

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